EcoBirdy fabrique des meubles à partir de jouets recyclés

mer de plastique par la societe ecobirdy

Qui est Ecobirdy ?

EcoBirdy est une société Belge Anversoise qui a vu le jour en 2017. Elle tire son nom de Eco pour Ecologie et Birdy pour… quelqu’un a une idée ?

Les créateurs d’ecoBirdy sont partis d’un constat simple, certainement en marchant en pleine nuit sur un jouet pointu alors qu’ils cherchaient désespérément les toilettes un soir de cuite à proximité des chambres d’enfants : il y a trop de plastique partout, et surtout dans les jouets.

Parce que oui, fini le bois qui se déteriore ou le tissu qui se désagrège. Maintenant, un jouet, c’est du solide. Il dure 1000 ans alors que celui ou celle qui joue avec s’en désintéresse après 6 mois.

Du coup, les gars de chez ecobirdy ont eu l’idée d’aller à l’origine du problème, les écoles.

Ils ont débuté par un recensement tout bête auprès des jeunes enfants sur la quantité de jouets en plastique qu’ils possédaient et ils ont rapproché ces résultats des usages du plastique.

Quel constat pour les déchets de jouets plastique ?

Il en résulte, très schématiquement, que :

  • 90% des jouets sont en plastique
  • 40% de ces jouets ont une durée de vie de 6 mois
  • Les jouets ne font pas partie des objets recyclés. Ils sont jetés à la benne sans tri. 80% d’entre eux finissent incinérés ou pire, dans les océans.
  • Une seule pièce de jeu équivaut à 500 capsules de bouteille

Fort de ce constat, ecobirdy a mis en œuvre son projet d’économie circulaire axé sur l’éducation et le recyclage des jouets.

Exemples de recyclage

Quel est le projet d’Ecobirdy ?

Parce que ecoBirdy recycle mais pas n’importe comment. Cela passe par une tournée des écoles pour éveiller les plus jeunes à l’écologie. Puis par une collecte auprès du jeune public des jouets remisés chez eux. Et enfin, par la production de nouveaux objets design (qui coûtent un peu cher) fabriqués à partir des collectes.

objectifs de recyclage de la société belge ecobirdy

L’objectif de collecte d’ecobirdy est, pour la Belgique, de 25 tonnes de jouets plastique. Il est pour l’instant réalisé à 55%, et il représente un peu plus de 14000 jouets.

Quels sont les 3 produits les plus vendus au monde ?

image meilleures ventes

Commençons cette liste par le commencement.

Le troisième objet le plus vendu au monde

C’est un produit désormais intergénérationnel qui garnit pas mal de fonds de placards avec une face à peine terminée. Il s’agit du Rubik’s cube qui va fêter ses 40 ans en 2020 qui s’est écoulé à un peu plus de 200 millions d’exemplaires.

Ce sera d’ailleurs l’occasion pour Erno Rubik, le créateur, de sortir un nouveau jeu cette même année.

Le second objet le plus vendu au monde

Il s’agit des livres saga Harry Potter, vendus de par le monde à 460 millions d’exemplaires, pour le plus grand bonheur de son autrice (c’est comme ça qu’on dit maintenant, je crois) qui a été anoblie par la reine d’Angleterre pour l’occasion.

Le premier objet le plus vendu au monde

Quasi sans suprise, c’est l’appareil qui a révolutionné nos vies et transformé l’humanité en zombies connectés : l’iphone.

1,2 milliards d’appareils vendus, toutes versions confondues.

Le Rubik’s cube a 40 ans… presque

affiche anniversaire 40 ans rubik's cube

Le champion des jeux solitaires de rapidité, celui qui garnit les étagères des joueurs qui ne parviennent à ne résoudre qu’une face, aura 40 ans l’année prochaine, en 2020.

Le cube a été créé en 1974 par Ernö Rubik.  Ce n’est qu’en 1980 qu’il prend son envol réel après contractualisation entre Ideal Toys et l’inventeur. Depuis, plus de 200 millions d’unités de rubik’s ont été vendues du format original en 3x3x3, sans compter les copies chinoises et les cubes à mécanisme modifié type V-Cube. C’est carrément faramineux !

Mais revenons en à nos moutons. Pour les 40 ans des débuts du succès commercial, la marque Rubik’s va sortir le grand jeu. Il convient de fêter l’événement de façon grandiose.

Jusqu’alors, profitant du phénomène culture pop mainstream trop cool « t’as vu les super couleurs de mon cube que j’arrive à terminer en 47 minutes sur 3 faces ? », Rubik’s a gentiment déroulé les licences pour des jeux de société, des jeux de cartes, des miniatures du rubik’s cube et des films.

Oui, oui, des films avec du joli placement de produit comme Hitch avec Will Smith, Hellboy, Tron Legacy, Wall-E, …

Alors que faire quand on a déjà tout fait pour célébrer dignement ces quatre décennies de succès ?

Eh bien on commence par continuer dans ce qu’on sait faire le mieux, et en plus fort, avec de nouvelles collaborations auprès grandes marques avec lesquelles on établit des accords de licences internationaux. Ensuite, on détermine une stratégie de communication multi-canaux mondiale bien bien bien bien appuyée de plusieurs mois histoire de relancer la machine.

ET PUIS !

Et puis, on sort le produit que plus personne n’attendait. Je mets un gros titre tellement c’est surprenant, tiens.

La marque Rubik’s sort en 2020 un nouveau puzzle créé par l’inventeur du Rubik’s Cube, Ernö Rubik

Pas une énième déclinaison, non. Un vrai nouveau produit inventé par l’inventeur. Je suis vraiment curieux de ce que ce sera !

Tiens, je viens d’entendre la fontaine à champagne se déclencher chez la Smiley Company, la société titulaire de licence principal pour le merchandising non-jouet du Rubik’s Cube 🙂

Chômage : la proximité de l’exclusion

photo rue annee 30 grande depression

La semaine passée, le 18 juillet 2019, Nawaf Moussaoui, député du Hezbollah au Parlement libanais, a présenté sa démission.

Nawaf Moussaoui était ce genre de député conservateur prêt à renier la place des femmes dans la société. Il veillait à ce que la loi soit appliquée dans les tribunaux religieux à l’encontre des épouses adultères, des épouses demandant le divorce (et donc leur émancipation), et que soit reconnu les mariages pédophiles (il défendait les positions d’Hassan Nasrallah, également membre du Hezbollah, d’épouser des filles mineures).

En 2014, ce même Moussaoui – sur la même ligne que le Hezbollah – s’opposait à l’idée d’une loi de protection des femmes contre la violence domestique. L’intégrité faite homme.

Pourtant, ce 18 juillet, les choses ont changé pour lui. Il demande dorénavant la reconnaissance du mariage civil ainsi qu’un amendement de la loi de protection des femmes pour y inclure la prise en compte de la violence verbale et du harcèlement moral.

Pourquoi ? Mais parce qu’il est concerné de plein fouet, pardi ! Sa fille a été répudiée par son mari.

En raison des lois que son député de papa a si ardemment défendu, il est interdit à sa fille d’approcher ses enfants tandis qu’elle est mise au ban de la société.

Une vraie prise de conscience pour ce cher Nawaf.

Du coup, pourquoi je vous parle de ça alors que le titre vise le chômage ?

Parce que les ressorts sont les mêmes qu’il s’agisse de chômage, de maladie, d’orientation sexuelle orthogonale à la bien-pensance, … Cela engendre le même type d’exclusion selon le lieu et l’époque.

Aussi, il est facile de légiférer contre tant qu’on est pas concerné. D’isoler les individus et de juger leur place dans la société.

C’est le cas dernièrement pour les chômeurs chez nous, en France. Ces fichus privilégiés à qui on reproche de vivre un temps sur leur cotisation, ces fameuses charges sociales qui empêchent tant les employeurs de ne pas embaucher.

Ces pauvres types incapables de traverser une rue verront prochainement sanctionner du fait de cette splendide publication du journal officiel, parue le jour d’arrivée du tour de France, et week-end de grand chassé-croisé : la réforme de l’assurance chômage.

Au programme des festivités, un allongement des périodes de boulot ouvrant droit à indemnité, une réduction des indemnités, une complexité d’accessibilité pour les sans qualification. En bref, une précarité accrue pour ceux qui galèrent comme des cons.

Pour compenser son iniquité générale, le texte inclut la possibilité d’être indemnisé même en cas de démission. Et on se félicitera de la mise en place du bonus-malus sur les contrats courts, s’il vous plaît.

Il n’empêche que les précaires sortiront rapidement des tableaux statistiques. Qu’ils embelliront artificiellement les données et qu’on ne manquera pas de nous claironner la baisse du chômage. Si ça se trouve, ça arrivera même pile à l’heure pour une prochaine échéance électorale majeure. Cette aubaine.

Malheureusement, par la grâce du népotisme, il y a peu de chance que la gangrène de l’inemploi touche les proches de nos parlementaires, et que se lève un bataillon de Nawaf Moussaoui dans nos assemblées pour stopper ce jeu clivant.

On continuera donc de stigmatiser ceux qui ne demandent qu’à vivre gentiment le temps de retrouver un boulot. Après tout, ils sont payés pour ça, non ? Et puis ça évite de s’intéresser de trop près aux évasions de capitaux. Faudrait pas mélanger.

Vivement qu’on agresse malades et retraités. Pour les fonctionnaires, c’est déjà fait. En plein été également, le 23 juillet 2019.

Du concept de curiosité et de l’invention de la misogynie

photo nuage orage

Zeus était joueur, taquin, puéril, mesquin et aussi un peu ivrogne sur les bords. Sur l’Olympe, le nectar coulait à flot. L’ébriété constante était source de bisbille avec ses congénères de dieux. Et vraiment, ça lui courrait sur le haricot au Zeus.

Quand il lançait une balle, personne ne la lui ramenait. Quand il caressait sa sœur, elle ne miaulait pas. Quand il montait sur le dos de son cousin, celui-ci ne courrait pas assez vite. Quand il scarifiait sa fille, sa peau ne permettait pas de confectionner de beaux sacs à main pour sa femme. Quand il liposuçait son fils, impossible d’en faire un fard à paupière pour sa mère.

Bref, ses compagnons de beuverie ne lui servaient à rien. Ca tournait souvent au pugilat car tous étaient las du sort que leur réservait Zeus.

Il eut alors une idée foudroyante : peupler le monde d’êtres vivants capables de céder à tous ces caprices sans piper mot.

Il demanda à Prométhée, grand savant curieux de toutes choses qui passait son temps à inventer des trucs et à réfléchir sur tout, de l’aider à mettre son idée à exécution. Prométhée, qui avait un peu autre chose à faire, passa la patate chaude à son frère Epiméthée. Epiméthée était le contraire de son frère. Du coup, Prométhée, connaissant les difficultés de concentration d’Epiméthée, l’aida en fabriquant les moules des créatures terriennes et les accessoires pour les habiller.

Il dit à Epiméthée : « Tu n’as plus qu’à les assembler »

Et Epiméthée, fier de s’être vu confier une tâche aussi importante, s’attela à la tâche. Il créa alors tous les animaux du monde en les associant assez habilement. Il ne se trompait pas dans l’assemblage.

Les poissons avaient des écailles pour nager. Les oiseaux avaient des plumes sur les ailes pour voler. Les lions avaient des dents pour manger les gazelles. Les ours avaient des poils pour se protéger. C’étaient assez bien fait de la part d’un être comme Epiméthée fini au nectar digéré.

Après avoir distribué tous les accessoires, il ne restait à Epiméthée que le moule d’une seule créature : l’homme ! Il serait nu, sans griffes, sans crocs, sans protection dermique. Son espérance de survie au sein de ce bas monde s’éléverait au même niveau qu’une famille de canards traversant l’A10 un samedi du mois d’août.

Son œuvre achevée, il appela Prométhée pour lui raconter son méfait. Prométhée qui était d’une intelligence supérieure eut deux idées pour récupérer la bévue… ce qui déclencha le courroux de Zeus et, par voie de conséquence, la perte de Prométhée.

Sa première idée fut de donner le feu aux hommes pour se protéger, se chauffer et accessoirement attaquer les autres.

Sa seconde idée consista en un entassement de tous les maux auxquels les hommes pourraient être confrontés dans une boite, dans laquelle il glissa une autre petite boîte pour le cas où. Grâce à cela, les hommes n’auraient plus à s’inquiéter des maladies, entre autres. Comme Prométhée savait que Zeus – entre deux godets – surveillait les opérations de son promontoire, il remit en cachette la boite à Epiméthée en lui faisant promettre de ne jamais l’ouvrir… la boite. Il lui demanda également de ne pas lui révéler où il la cacherait et d’inscrire sur le couvercle « Ne pas ouvrir ».

Parce que Zeus s’était bien rendu compte qu’un truc pas clair s’était tramé dans son dos, et que Prométhée avait donné le feu aux hommes et qu’il avait rangé des choses dans une boite. Zeus rendit donc visite à Prométhée pour 1/ lui rappeler que 1/ ce genre de décision n’était pas dans le contrat initial et 2/ lui exiger de lui remettre cette foutue boite.

Pour le feu, c’était fichu. Impossible de le récupérer. Les hommes avaient déjà multiplié les foyers.

Il restait une chance pour la boîte. Manque de bol pour Zeus, Prométhée resta muet sur sa localisation. Du coup, Zeus, qui en plus d’être ivrogne était sadique, se vengea.

1/ Il enchaina Promethée au mont Caucase pour que son aigle aille lui bouffer le foie tous les jours 2/ Il rendit Epiméthée mortel afin qu’il erre sur terre tel l’homme qu’il a créé.

Epiméthée, résigné à son nouvel état, s’était construit un petit logis, avait entrepris de cultiver un lopin de terre et s’était lancé dans l’élevage de quelques têtes de bétail pour survivre. A la fraîche et avec tous les problèmes rangés dans la boîte.

Evidemment, ça ne plaisait pas à Zeus. Alors, pour amplifier les effets de sa vengeance contre Epiméthée en particulier et contre les hommes en général, il décida de créer la femme. Plutôt que de confier cette tâche à un second couteau, il entreprit lui-même, prenant modèle sur sa famille, de créer un être parfait tant physiquement qu’intellectuellement. Cette première femme pourrait engendrer d’autres humains et perpétuer l’espèce. Ainsi, Zeus pourrait continuer de jouer avec ses victimes humaines jusqu’à la nuit des temps.

Zeus nomma cette nouvelle venue Pandore, et il la déposa près de la maisonnée de Epiméthée. Epiméthée, qui était parti chercher de l’eau, tomba nez à nez avec la belle Pandore. Epiméthée était bel homme. Cela lui conférait beaucoup de succès auprès de ses voisins. Toutefois, après avoir vu Pandore, il sut que la barbe des voisins l’intéresserait moins.

Il mena donc Pandore chez lui pour y descendre un litron. Il était seulement dix heures du matin mais Epiméthée avait une idée derrière la tête. Le picrate servi et bu, les deux êtres s’effeuillèrent mutuellement et Epiméthée apprécia beaucoup de pouvoir regarder son partenaire dans les yeux tout en l’honorant.

Epiméthée après cette première expérience mondiale, dut aller couper du bois. On était en février et la sève était bien redescendue des troncs.

Pandore, seule à la maison, contempla cette cabane de célibataire ressemblant plus à une tanière d’ours qu’à un palais. Elle entreprit donc de faire un peu de rangement. Intelligente, elle inventa le dressing, les meubles de rangement pour éviter que tout traine par terre. Elle créa le balai et l’éponge ainsi que la vaisselle pour ne plus manger avec les doigts à même la bête.

En rentrant chez lui, Epiméthée fut émerveillé de toute cette ingéniosité. Il invita ses potes pour qu’ils voient les nouveautés propres à améliorer le quotidien de son logis. Déjà à cette époque, l’homme tirait à son bénéfice les choses faites par d’autres.

Pendant ce temps, Pandore continuait son labeur. En regardant la paillasse sur laquelle elle avait senti des papillons envahir son corps, elle se dit qu’il faudrait surélever cette couche afin que les insectes et petits animaux ne viennent lui manger la chair pendant son sommeil. En soulevant la couche, elle trouva une boite sur laquelle était écrit « Ne pas ouvrir ». Elle se dit in petto, ce qui était plutôt rare à cette époque en Grèce : « C’est ça qui me rentrait dans le dos tout à l’heure ».

L’intelligence est souvent accompagnée de curiosité. Elle ouvrit la boite tandis qu’Epiméthée poussait la porte.

C’est alors que tous les maux de la Terre se répandirent sur les hommes. Epiméthée lui ordonna de vite refermer la boite. Trop tard.

Epiméthée et ses compagnons furent immédiatement envahis de pustules. Pandore fut désignée comme être maléfique. Les humains présents virent immédiatement que son imberbité et ses protubérances pectorales faisaient d’elle un homme pas comme les autres. Et pour cause.

Epiméthée avoua que Pandore était une femme.

Il expliqua, pour adoucir ses concitoyens, que les rapports charnels étaient vachement bien aussi avec les femmes. Et que les femmes utilisaient mieux que n’importe qui les inventions ménagères équipant depuis peu son logement. C’était là l’expression d’une très mauvaise foi qui allait faire son chemin.

Depuis ce jour, l’intelligence est mâle. Ca leur permet de tester les effets des radiations chimiques sur les corps vivants ou de pourrir les océans de plastique, par exemple.

Quant aux femmes, elles furent condamnées à rester au foyer pour l’entretenir, et adopter une position confortable sur la couche, en plus de gérer la marmaille. Il n’aurait quand même pas fallu qu’elles fassent trop d’ombre aux hommes.

Ca aurait pu durer des lustres encore. Mais, souvenez vous en début de ce récit de cette petite boîte glissée dans la grande. Cette petite boîte contenait le nécessaire pour conjurer les maux déversés sur la terre. Epiméthée l’ouvrit immédiatement. Elle contenait l’espérance qui n’a mis « que » 3000 ans pour parvenir à nous et redonner aux femmes l’espoir de trouver la place qui aurait toujours dû être la leur dans la société.

Les 4 secrets de la bière

nana qui attend son rencard devant une biere

C’est pas pour me vanter mais j’aime la bière. La Pils en particulier. Son goût houblonné.

La bière existe en 4 variantes principales :

  • la blanche
  • la blonde
  • l’ambrée ou rousse
  • la brune

Toutes sont élaborées du houblon, de la céréale germée c’est à dire du malt, un ferment et bien sûr de l’eau.

L’ingrédient désormais essentiel : le houblon

Le houblon n’est entré qu’au 12ème siècle dans la préparation de la bière, notamment pour ses vertus antiseptiques. La bière a, dans toutes ses préparations et depuis sont origine voici quelques millénaires, été élaborée avec des plantes aromatiques, voire médicinales. L’arrivée du houblon présentait donc un ajout normal à sa composition. Et d’importance puisqu’il a amené cette amertume si particulièrement délicate à la bière, en a accru sa conservation et a fait le bonheur des moines qui obtiennent le monopole de sa fabrication grâce à Charlemagne (c’est pour ça qu’on a plein plein de bières d’abbaye).

Le malt et la couleur

Comme je vous l’indiquais plus haut, il y a quatre variantes de coloration dans la bière tenant au malt choisi et à sa torrefaction. Deux types de malt sont utilisés : le froment et l’orge.

Le froment ne sert qu’à la bière blanche. C’est lui qui lui donne la teinte, rien d’autre.

En revanche, il en va différemment avec l’orge puisque ce malt confère 3 teintes à la bière selon le niveau de torrefaction qui lui est apporté. Juste grillé, on obtient une bière blonde. En forçant un peu sur la torrefaction, ça nous donne une bière rousse ou ambrée. Et brûlé, de la brune ou de la stout en version orge cramé.

La fermentation

On a mis l’eau, on a ajouté le houblon et le malt. Il ne reste plus qu’à lancer la fermentation grâce à des levures. A croire que ça fonctionne par 4, il existe 4 types de fermentation permettant de poser le goût et le taux d’alcool : la fermentation basse, la fermentation haute, la fermentation spontanée et la fermentation mixte.

La fermentation basse

C’est avec elle qu’on obtient ma bière favorite, la Pils. En tout cas, et de manière général de la Lager. Cette fermentation réalisée par l’ajout de levures à faible température, c’est-à-dire entre 10 et 15 degrés celsius, donne une bière peu alcoolisée, peu fruitée et avec un fort goût de houblon.

La fermentation haute

Cette fermentation, opérée par ajout de levure à température plus élevée (entre 15 et 21 degrés) donne de la Ale comme l’excellente Palm, par exemple. La bière obtenue est plus fruitée et légèrement plus alcoolisée.

La fermentation spontanée

Ici, on obtient les lambics, c’est-à-dire les Krieks, les Gueuzes, … c’est-à-dire des bières alcoolisées, fortes, d’un goût acide. Pour ce type de fermentation, il n’y a pas d’ajout de levure dans le moût qui est ensemencée par des levures sauvages parce que laissé à l’air libre avant de finaliser le processus.

La fermentation mixte

Ce mode de fermentation est un mélange de ce qui a été évoqué ci-dessus. Il consiste en un assemblage de moût ensemencé aux levures sauvages et d’adjonction de levure de bière traditionnelle. Les bières obtenues sont assez acides (Orval, Rodenbach, …) et perso, je n’aime pas. Mais ça aussi, on s’en fout.

Que dire pour conclure. Eh bien que la bière rend intelligent, qu’elle calme la douleur, que contrairement à la culture populaire, elle ne gonfle pas le bide (sauf quand on la consomme avec du gras), et que les ingrédients la composants sont de 35cl d’eau, de 65g de malt, de 0,3 gramme de levure et juste d’un tout petit gramme de houblon pour un demi de 25 cl.

A la votre !

Le JT de France2 se lance dans l’infomerciale

vu a la tv

En général, je m’en tiens scrupuleusement aux préceptes de Morrissey, dictés avec talent dans l’un de ses derniers titres « Spent the day in bed« . Je ne regarde pas les actualités télévisées. Jamais. Y a la presse écrite pour s’informer.

J’abhorre dans ces JT le sensationnalisme à tous crins soutenu, pour presque chaque reportage, par les intonations de voix hautement anxiogènes des commentateurs « nouvelle génération ». Ca laisse à chaque fois cette impression extrêmement désagréable que la rédaction s’adresse à nous, téléspectateurs, comme aux derniers connards de l’univers. Qu’il faut nous parler comme à des mômes attardés.

Mais ça n’est pas le sujet.

Ce samedi 20 juillet, j’ai regardé le JT de France2. J’ai pas fait exprès, je n’avais pas escompté m’énerver tout seul sur mon canapé ce jour là, d’autant que la TV fonctionnait plus comme bruit de fond que comme objet de mon attention à ce moment. N’empêche que…

A peu près vers la moitié du journal, alors que ça commençait à parler de réchauffement climatique, de Pôle Nord à plus de 20 degrés et de la canicule à venir, se lance un sujet sur, je cite, « Ces français qui fuient la pollution« .

Je me dis qu’on va avoir droit au périphérique parisien, à l’encombrement des voies des grandes agglomérations françaises avec en filigrane l’aménagement du territoire et le renforcement des zones rurales. Eh bien, non ! Le reportage nous transporte à New Delhi, la mégapole suffocante du nord de l’Inde.

On y retrouve, dans un reportage hallucinant, madame Tardy Le Pape et sa petite famille qui s’est installée là il y a 3 ans et qui décide de quitter le pays pour fuir la pollution. Pour revenir en France ? Pour rejoindre une destination plus aérée ? Le sujet ne le précise pas. De toute manière, ça n’est pas le propos puisqu’il s’agit plutôt ici de glisser une (ou deux ? *) informerciale.

Une infomerciale est une publicité déguisée en information. France2 nous en donne une magnifique illustration à 1mn35 du reportage avec le purificateur d’air Tefal.

Et un purificateur Tefal, un !

Pourquoi placement commercial ? Parce que la dame Tardy Le Pape n’est pas une expatriée lambda. Elle bosse pour le groupe Seb, groupe mère de Tefal. En soi, on s’en cogne. Sauf que là, on a la présence du purificateur filmé sous toutes les coutures et ce temps d’arrêt de la caméra sur la marque inscrite en façade. Typique d’un placement de produit.

Extrait fiche Linkedin

Il y avait certainement d’autres manières d’illustrer le sujet « ces français qui fuient la pollution » que d’aller se paumer à l’autre bout de la terre pour tourner.

* En complément, je n’ai pas compris pourquoi ils mangeaient tous de la glace dans ce reportage. Ça n’a aucun sens. M’est avis que le type assis sur le canapé bosse pour Unilever ou Miko (les glaces), sa marque ombrelle. Si quelqu’un a la réponse… 🙂

Que signifient les termes neuro-arthritique et sanguino-phléthorique ?

citrons jaunes sur une planche de bois

L’été est proche. Les recettes de cure pour être présentable en maillot de bain se multiplient à l’envi dans la presse. C’est ainsi que j’ai lu dernièrement un magazine où il était question de cure détox à base de jus de citron et de deux termes qui m’ont laissé pantois : neuro-arthritique et sanguino-pléthorique.

En schématisant à l’extrême, il s’agit d’une notion naturopathique qui divise le monde en deux genres que sont les cérébraux (les neuro-arthritiques) et les sensuels (les sanguino-pléthoriques).

On peut, toujours selon cet article, assigner des caractéristiques précises à chacun de ces profils.

Qu’est ce qu’un neuro-arthitique ?

Un neuro-arthritique :

  • a un faible appétit et une digestion difficile en cas d’excès ;
  • est sujet aux affections respiratoires allergiques et aux sinusites ;
  • a une forte tendance à développer des douleurs articulaires, de l’eczéma, des rhumatismes ;
  • recherche la chaleur parce qu’il est frileux ;
  • a le teint pâle et les extrémités froides ;

Ca ne fait pas rêver.

Pour autant, son profil présente quelques avantages puisqu’il transpire peu, qu’il ne prend pas de poids et qu’il est plutôt longiligne.

Qu’est-ce qu’un sanguino-pléthorique ?

A contrario du neuro-arthritique, le sanguino-pléthorique passe pour le bon jovial (ce qui est un trait caractéristique de son profil avec l’optimisme). En plus de cela, il est :

  • du genre à manger beaucoup et avec un bon estomac
  • propre à se déclencher des petites crises d’urée (vous prendrez bien un cognac après le repas ?)
  • plutôt rondelet et trapu
  • sujet au cholestérol, à l’hypertension et au diabète.

Evidemment, le tableau est complété par un teint rouge, une transpiration abondante et une difficulté à supporter la chaleur.

Quel est le rapport entre ces profils et le citron ?

L’article auquel je me réfère met en garde les neuro-arthritiques contre les méfaits des cures détox au citron. Les personnes de ce profil auraient un problème d’acidité dans le corps pouvant potentiellement provoquer des douleurs grastiques ou des soucis de déminéralisation.

En revanche, ces cures détox seraient tout à fait adaptées aux sanguino-pléthoriques plus à même d’assimiler les acides fruitariens. Je vous passe les détails. La belle affaire !

Si l’on y réfléchit deux secondes, ces considérations ne servent pas à grand-chose (pas plus que cet article d’ailleurs). Il y a en effet peu de chance qu’un grand tout sec (adaptez l’expression au féminin, l’écriture inclusive me fatigue) qui surveille son alimentation se précipite sur une telle cure puisqu’il n’en n’a tout simplement pas besoin 🙂